Témoignage – Pourquoi GeoMANET existe
Certifier le récit & préserver la liberté d’émettre. Dès le départ, il y a deux intuitions : inscrire les décisions dans une blockchain locale pour qu’elles deviennent incontestables, et protéger ces petites bulles de liberté que sont nos réseaux Wi-Fi personnels. Tant que ces bulles existent, personne ne peut confisquer la parole.
Une expérience familiale devenue analyse politique. Ce projet naît face à une manipulation subie dans la sphère privée. En observant les mêmes schémas à l’échelle nationale, j’ai compris qu’il fallait détecter les “points froids” du langage (sophismes) pour dévoiler les manipulations massives.
AutoPN comme point froid. J’ai donc écrit AutoPN, un programme qui reconnaît les vingt sophismes principaux. En les débusquant, l’IA apprend à donner du poids aux vrais arguments. Quand un discours maquille la vérité, il laisse des traces – et on peut les tracer.
Franchir le “air gap”. Apporter Internet en Centrafrique, ce n’est pas juste payer du transit : il faut traverser les coupures physiques, les arbres tombés, les pluies. La réponse ? L’humain est le meilleur câble : les gens se déplacent, emportent les messages, déposent des Lucky Blocks de commune en commune.
Le maire comme point fixe. Tout converge vers lui. La mairie qui vous voit naître détient déjà votre identité ; elle devient le point de légitimité ultime. Si les maires approuvent une transaction, si les citoyens déposent leurs bulletins dans la Station S, alors même en coupure totale la nation continue.
Projet politique assumé. GeoMANET n’est pas de l’open source naïf. C’est un commun protégé. Nous renonçons volontairement à une captation commerciale pour empêcher les “parasites” de récupérer l’idée. Les règles sont simples : usage personnel, citoyen, humanitaire – oui. Usage commercial – non, sauf accord écrit.
— Yannick Mandaba