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Réseau crypté résilient des communes — visite guidée

Présentation ordonnée : vision citoyenne, rôle des PCC (maires/présidents du conseil de commune/chefs de village) et des citoyens, puis moyens techniques pour rester connectés même en cas de panne d’électricité totale.

PROJET PILOTE : Bangui — Damara — Sibut
Projet pilote Bangui — Damara — Sibut
Intro

Vision citoyenne

Le projet imagine un réseau blockchain privé des communes, lancé pour la République centrafricaine et transposable en France. Les présidents des conseils de commune (PCC) ou chefs de village, que l’on nommait « maires » dans les premiers textes, y siègent comme porte-parole authentifiés afin de garantir que les décisions proviennent du terrain. Cette architecture forme, en France, le Réseau Crypté des Communes de France (RCC-FR) .

Dans toute la suite, le mot « maire » n’est conservé que pour faciliter la lecture : il désigne toujours le président du conseil de commune, ou le chef de village dans les territoires où cette fonction est équivalente.

Le cœur politique précède la technique : redonner un rôle structurant au corps des communes dans le cycle de la loi, garder une trace immuable des échanges et organiser la continuité du service public en période de crise. Les briques techniques viennent ensuite pour que la promesse tienne, même quand tout le reste tombe.

Ce que le réseau offre

  • un forum des communes pour débattre et voter ;
  • des votes signés, horodatés et vérifiables ;
  • un registre immuable des décisions civiques ;
  • un mode « continuité » qui fonctionne même quand Internet est coupé.

Ce que le réseau n’est pas

  • ce n’est pas une cryptomonnaie ;
  • ce n’est pas une plateforme centralisée ;
  • ce n’est pas une promesse “magique” : il faut des relais, des procédures et une gouvernance.
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Rôles & priorités

Le réseau est pensé comme un ensemble de rôles simples. Chaque rôle a des droits (lecture, signature, validation) et des obligations (transparence, capacité d’export/import en crise, sauvegarde).

Rôles principaux

  • Commune / PCC (maire) : porte-parole officiel, vote et signe les actes.
  • Conseil communal : vérifie, co-signe et contrôle (selon les règles locales).
  • Citoyens : consultent, proposent, participent, peuvent demander une ID auprès de leur commune (avec pièce d’identité) ; alias possibles pour les usages non votants, mais toujours rattachés à une commune.
  • Stations K (mairie / relais) : nœud de confiance, stockage, index, diffusion locale.
  • Stations H (home/antenne directionnelle) : extension du réseau pour capter/répéter à plus longue portée.
  • Stations S : boîtiers légers / citoyens (ESP32), transport opportuniste et accès local.

Priorités P0 → P3 (QoS)

  • P0 : alertes vitales / sécurité / urgences (TTL court, propagation maximale).
  • P1 : actes et décisions critiques (votes, annonces officielles).
  • P2 : messages et documents utiles (éducation, santé, notices).
  • P3 : contenus lourds / archives (vidéos, bibliothèques locales).
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Vecteurs (comment les données voyagent)

Obambu n’impose pas un seul réseau. Il combine des vecteurs complémentaires : chacun a une portée, un débit et une contrainte différente. On choisit selon le contexte : coupure totale, mobilité, distance, budget.

Vecteur 1 : USB / SD (simple et robuste)

  • transport physique : clé USB, carte SD, téléphone en « poche » ;
  • utile pour franchir un air gap (aucun lien radio possible) ;
  • base du mode « ferry opportuniste ».

Détails V1

Vecteur 2 : MANET géo-adressé (bulle Wi-Fi)

  • smartphones/laptops/boîtiers se connectent localement ;
  • transferts opportunistes en “store and forward” ;
  • utile en ville ou sur les axes où les gens se croisent.

Détails V2

Vecteur 3 : Backhaul non licencié (5 GHz)

  • liaisons point-à-point (CPE, NanoStation, PowerBeam) ;
  • débit utile et coût raisonnable ;
  • exige de la ligne de vue et un minimum d’installation.

Détails V3

Vecteur 4 : Backhaul renforcé (licencié)

  • liaisons longues distances, meilleure robustesse ;
  • adapté à des axes stratégiques ;
  • nécessite une gestion plus “opérateur”.

Détails V4

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Résilience & ferries (LuckyBlocks)

En crise, l’objectif n’est pas le “temps réel” parfait, mais la continuité. Le réseau se contente de garantir que les décisions, messages et actes finissent par circuler, même si le pays est fragmenté en îlots.

LuckyBlocks : le paquet de base

  • bundle compressé (gzip) + encodé (base64) ;
  • manifest (destination large, priorité, TTL, hash) ;
  • transportable par bus/moto, téléphone, clé USB.

Le porteur ne lit pas les documents : il transporte un paquet “scellé” dont la destination finale est masquée derrière des hubs (K/H) et/ou des proxys.

Pourquoi ça tient même sans Internet

  • les K-stations conservent une copie locale des docs et de la chaîne ;
  • les ferries déplacent les bundles entre zones ;
  • si une région se reconnecte, elle se resynchronise automatiquement.
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Blockchain : journal immuable, pas monnaie

Ici, “blockchain” signifie : journal immuable (append-only) de transactions signées. Le but est de prouver ce qui a été décidé, par qui, et quand — même si les archives papier sont détruites et que le réseau est coupé.

Ce qui va sur la chaîne (on-chain)

  • identités publiques (maires/PCC, communes, rôles) ;
  • transactions de vote, résolutions, révocations ;
  • hashes des documents et métadonnées minimales (preuve d’intégrité).

Ce qui reste hors chaîne (off-chain)

  • documents lourds (PDF, audio, vidéo) ;
  • données sensibles (stockées chiffrées, distribuées au besoin) ;
  • caches locaux par commune.
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Prototypes & code

Le prototype actuel vise d’abord la clarté : une API simple, un stockage compréhensible, des bundles export/import, puis une montée progressive vers une chaîne signée et synchronisée.

Ce qui existe déjà

  • API nœud : upload docs, index, export/import bundles ;
  • manifest + hash + intégrité ;
  • scripts carrier (Termux/laptop) ;
  • première brique de signatures admin (ed25519) côté serveur.

Ce qui arrive ensuite

  • transactions standardisées (ID_CLAIM, VOTE, ACTE_*) ;
  • blocs et synchronisation entre K-stations ;
  • forum des communes ;
  • matériel : station S (ESP32) et station K (RPi/laptop) terrain.

Objectif : rester compatible avec du matériel simple (laptop, Termux, un module intégré ESP32-3248S035 (écran tactile + SoC) tant qu’il sait signer et échanger des bundles).